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REUNION
Selon l’Insee, la fréquentation touristique a baissé de plus de 30 % en 2006. L’île a accueilli moins de 280 000 visiteurs, contre 409 000 en 2005. La crise sanitaire n’explique pas, à elle seule, cette désaffection.
Selon des sources autorisées, le tourisme affinitaire et le tourisme d’affaires auraient, en revanche, limité davantage les dégâts l’année dernière. Incontestablement, La Réunion n’est pas parvenue entre juillet et décembre 2006 à compenser la désaffection née de la crise sanitaire.
Depuis six ans maintenant, la fréquentation ne progresse plus. La Réunion a toujours un problème de positionnement, de structures, de vision. La dernière campagne de communication a été un échec complet. Conscient de l’urgence, l’Etat travaille actuellement avec la Région à une nouvelle relance du secteur, l’idée étant d’investir rapidement des fonds publics dans la modernisation des infrastructures existantes et de rendre plus attractif les Hauts de l’île.MAURICE L'activité offshore en pleine expansion
L'offshore est un secteur en pleine expansion à Maurice. L'implantation d'Appleby, un cabinet international d'avocats d'affaires dans l'île marque le développement de l'activité.
Le secteur financier local applaudit l’arrivée d’Appleby, le cabinet international d’avocats d’affaires. Mardi dernier, lors du cocktail de lancement organisé par la firme, tout le gratin de l’offshore local était présent pour saluer l’événement. En effet, s’il y a un pan de l’économie qui bénéficie de l’ouverture aux cabinets d’avocats étrangers, c’est bien l’offshore.
Mais ce secteur, en croissance constante depuis le début des années 90, demeure largement inconnu du grand public, qui se perd souvent dans les milliards de dollars que notre centre financier brasse chaque année. Et pour cause. L’offshore est abrité derrière un écran de mots et autres sigles incompréhensibles qui le rendent inaccessible : GBC, Offshore Management Company, Treaty Shopping.
Le secteur offshore est régi par une série de lois très contraignantes dont l’application et la surveillance sont assurées par la Banque de Maurice et la Financial Services Commission (FSC). Le secteur se divise en deux familles d’activités : l’offshore banking et les global business companies (GBC) qui sont, le plus souvent, des entreprises ou des étrangers, dont des sociétés de gestion locales administrent les fonds.
Les banques offshore établies à Maurice, à l’instar d’Investec, peuvent tout aussi bien financer les achats immobiliers d’individus et de sociétés étrangères qui souhaitent investir en dehors de leur pays, que gérer les fortunes des high networth individuals : les millionnaires.
D’autres encore participent à des montages financiers complexes, permettant à leurs commanditaires
d’acheter des biens en Afrique, en Asie ou ailleurs.
Montage financier
A côté des banques offshore opèrent les offshore management companies (OMC). Au dernier relevé de la Financial Services Commission, le 31 décembre dernier, 78 OMC étaient incorporées à Maurice. Ces sociétés gèrent les fonds des sociétés étrangères qui s’établissent chez nous. Chacune d’entre elles doit obtenir une licence de la FSC en prélude à son implantation à Maurice, et avant de pouvoir confier ses fonds à des OMC.
La FSC accorde, quant à elle, deux catégories de licences de global business (GBC). Ainsi, une GBC1 obligera l’entreprise étrangère à avoir des bureaux, des comptes audités localement, un siège social, et deux de ses directeurs qui devront résider à Maurice.
Ces conditions, parmi d’autres, permettent alors à la société d’ouvrir un compte bancaire en devises étrangères sur le territoire national. Et surtout de réaliser des économies d’impôt dans l’île et de bénéficier d’exemptions fiscales généreuses, voire même totales, en fonction des traités liant Maurice et les pays où les investissements sont effectués.
La GBC2 est une licence plus complexe, réservée aux sociétés, mais tout aussi demandée à Maurice. Elle assure plus de confidentialité, n’obligeant notamment, la société à avoir qu’un agent accrédité à Maurice, tout en permettant à l’entreprise de ne pas s’encombrer d’un compte bancaire local en devises, et en l’exemptant également d’impôts à Maurice.
MAYOTTE
Un nouveau Député: Monsieur Abdoulatifou Aly (né le 12 avril 1960 à Madagascar) est avocat au barreau de MamoudzouCOMORES